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  • ggd624

Alain Souchon, le sourire dans les larmes et vice versa


Copinage : dans quelques jours paraît le tome 3 de Il fait un temps de poème d'Yvon le Men. Il m'a demandé pour ce bouquin d'écrire un texte d'admiration. Houlà ! pas facile. Pour finir, j'ai plongé :

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On nous prend faut pas déconner

Dès qu'on est nés

Pour des cons alors qu'on est

Foule sentimentale

Soif d'idéal...

(Foule sentimentale)

J'admire peu, ou alors si loin de moi (Gandhi, Mandela...) que je suis heureux de trouver un voisin, un ami, un presque frère, qui m'accompagne depuis toujours. Non pas un héros de la guerre ou de la lutte sociale, mais un messager aux pieds ailés, léger comme le vent. Capable toujours de mettre du miel dans le désespoir, de l'entrain dans la mélancolie. Alain, tu bas les œufs en neige, pour alléger le plat. Je suis sûr que le mot « message » ne te plaît pas, mais le tien, Alain, m'autorise à respirer la part de confiance qu'il y a dans l'air, dans tes airs, où tu souffles un oxygène qui permet de vivre dans la clarté malgré la haine, les chagrins, la vilenie, les mesquineries, les bassesses.

Et l'angélus

Ding

Qui résonne

Et si en plus

Ding

Y a personne

(Si en plus y a personne)

Alors que tu parles de femmes ignorantes, d'enfants orphelins, du plaisir de zigouiller, ce Ding, clochette aux pieds me lance soudain une envie de danse espiègle. Et nous dansons enlacés sur ces chansons d'amour, l'amour passe, mais, demi sourire, demie blessure : ton chant revivifie l'espoir, eau de Javel dans la lessive de la vie.

J'aime les regretteurs d'hier

qui trouvent que tout c' qu'on gagne on l' perd

(La beauté d'Ava Gardner)



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